Retour au paradis /// Return To Paradise | Gilles Hébert + Sheila Spence

Du 9 Janvier au 14 Mars 2020

Retour au paradis est une exposition de nouvelles oeuvres par Gilles Hébert et Sheila Spence. Hébert et Spence ont tous deux crée un travail qui traite de souvenir, de désir et de perte. Dans Retour au paradis, le pouvoir, le péril et le mystère du temps et de la mémoire sont explorés et célébrés. 

Le travail d’Hébert est tiré d’un projet en cours. L’itération actuelle, PullFreight – la machine de fausse mémoire, comprend des centaines de photographies cubaines antérieures à la révolution et d’objets personnels trouvés. Les aspirations, les traits, les caractéristiques, les occupations et les connexions familiales ou communautaires de personnes fictives sont évoquées à travers des arrangements et des manipulations réfléchis. Le projet est une célébration des vies secrètes des objets et de la nature transitoire de leur signification. 

Spence, la conteuse, rappelle une époque magique révolue. Elle utilise des photographies de la plage de son enfance comme métaphore de moments sereins. Les photographies d’archives se détachent comme des images d’un passé distant. Les souvenirs évoqués sont des rêveries d’un fantôme chevauchant le temps, détaché du présent, mais incapable de revenir au passé.

///

Return to Paradise is an exhibition of new work by Gilles Hébert and Sheila Spence. Both Hébert and Spence have created work that speaks of remembrance, longing, and loss. For Return to Paradise the power, peril, and mystery of time and memory are explored and celebrated.

Hébert’s work is drawn from an ongoing project. The current iteration, PullFreight – the false memory machine, is comprised of hundreds of pre-revolution Cuban photographs and found personal effects. The aspirations, traits, characteristics, occupations, and family/community connections of fictitious personas are conjured through considered arrangements and manipulations. The project is a celebration of the secret lives of objects and the transitory nature of significance. 

Spence, the storyteller recalls a magical bygone time. She uses photographs of her childhood beach as a metaphor for untroubled times. Forthright archival photographs transition into detached images of a distant past. The memories expressed are the musings of a phantom straddling time, detached from the present yet unable to return to the past.